Depuis le mois dernier, quinze Stéphanois se retrouvent une fois par semaine à la Direction santé publique de la Ville. Ils suivent le premier parcours collectif de l’association La Niaque dans la Loire, conçu pour les personnes touchées par un cancer ou une maladie chronique. À leur côté, Lucie Jacquemet, référente ligérienne de l’association, accompagne ce retour progressif vers l’activité professionnelle.
Un accompagnement pour sortir de la « double peine »
La Niaque, association nationale créée par Sophie Caruso, s’attaque à ce que ses membres appellent la double peine : après les traitements, de nombreux patients affrontent l’isolement, la perte de confiance et les obstacles liés à la reprise du travail. « La maladie nous touche tous, directement ou à travers nos proches », observe Lucie Jacquemet.
Le parcours stéphanois s’étale sur neuf mois. La première étape est consacrée au rétablissement : retrouver un rythme, reprendre confiance et sortir de l’isolement. Viendra ensuite le temps de la réflexion professionnelle, qu’il s’agisse d’un retour au poste, d’un aménagement des conditions de travail, d’une recherche d’emploi ou d’une reconversion.

Une référente ancrée dans le territoire
Stéphanoise de naissance, Lucie Jacquemet est revenue sur sa terre natale après plusieurs années passées entre Lyon et Bruxelles. Formée aux sciences politiques puis au data journalisme via Erasmus en Belgique, elle a débuté dans les médias (RTL et Le Vif week-end à Bruxelles) avant de s’orienter vers l’économie sociale et culturelle. Depuis son arrivée à La Niaque l’an dernier, elle assure la gestion et le déploiement des actions de terrain dans la Loire.
« Beaucoup de personnes ont concentré toute leur énergie sur les soins. Lorsque les traitements s’arrêtent, la question de l’après surgit brutalement », souligne-t-elle. Un constat qui donne tout son sens à la dynamique de groupe : salariés, demandeurs d’emploi, indépendants ou fonctionnaires se côtoient et avancent ensemble. L’entraide favorise la reconstruction autant que le retour à l’emploi, complétée par un accompagnement individualisé à distance.

Ce que le dispositif change concrètement
Le parcours est financé par des fonds publics et privés. Pour les participants, l’enjeu est de reconstruire progressivement un projet de vie et d’emploi, sans rester seul face à l’après-traitement. Lucie Jacquemet retient surtout les progrès accomplis : « On voit des personnes arriver très fragilisées et repartir avec des projets, de l’énergie et de nouvelles perspectives. »
Les personnes intéressées peuvent contacter l’association La Niaque au 04 37 65 31 40 ou consulter le site la-niaque.org. Le parcours collectif a démarré à Saint-Étienne le mois dernier ; les modalités d’inscription aux prochaines sessions ne sont pas précisées dans la source.
Informations pratiques
- Contact : 04 37 65 31 40
Source: Ville de Saint-Étienne
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Source et verification Traçabilité de la source
Cet article s'appuie sur la publication de la Ville de Saint-Étienne consacrée à Lucie Jacquemet et à l'association La Niaque.
- Nom et rôle de Lucie Jacquemet recoupés avec la source
- Nom de l'association et de sa fondatrice vérifiés
- Chiffres du parcours (neuf mois, quinze participants) conservés tels quels
- Coordonnées de contact reprises de la source
- Source
- Ville de Saint-Étienne
- Portée
- Saint-Étienne, Loire
- Mis à jour
- 2026-10-28 10:29
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