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Un chiot Spitz nain de couleur orange bâillant dans un environnement domestique.

À Montpellier, un chien guide plus près des malvoyants

Par la rédaction de halleofsport.fr, publié le 26 juin 2026.

Dans les rues de Montpellier, apprendre à éviter un poteau, trouver un passage piéton ou monter dans un tramway fait désormais partie de la formation locale de chiens guides. Depuis janvier 2026, l’association France Défi Vision accueille ses premiers chiens dans une école située près de la Maison pour tous Mélina Mercouri, rue de la Vieille Poste, dans le quartier Port Marianne.

Le local a été inauguré le 16 juin 2026 en présence de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, d’élues municipales et des responsables de l’association, dont son président Thierry Jammes. Pour les personnes aveugles et malvoyantes du territoire, l’enjeu est très concret : obtenir un compagnon formé dans leur environnement quotidien, sans dépendre uniquement d’une structure éloignée.

Une formation menée dans les rues et les transports

La nouvelle école de chiens guides et d’assistance forme les animaux au cœur d’un milieu urbain dense. Les trottoirs, les carrefours, les tramways fréquentés et les transports en commun deviennent des lieux d’apprentissage du lundi au vendredi.

À Montpellier, un chien guide plus près des malvoyants

Cette proximité change la nature du travail. Un chien appelé à accompagner une personne déficiente visuelle à Montpellier doit savoir lire la ville à sa manière : contourner les obstacles, sécuriser une trajectoire, chercher une porte, repérer un abri de bus ou de tram, aider à trouver une place dans un véhicule.

Selon Thierry Jammes, un chien guide apprend environ une soixantaine d’ordres. Sa mission dépasse l’obéissance classique : il doit protéger un espace autour de son maître, anticiper un obstacle et refuser un passage si la sécurité l’exige.

La première structure de ce type dans l’Hérault

Jusqu’ici, l’Occitanie ne comptait qu’une école reconnue par le réseau national, à Toulouse. L’ouverture montpelliéraine fait de cette structure la première école de chiens guides de l’Hérault, la première du Languedoc et la deuxième de la région.

À Montpellier, un chien guide plus près des malvoyants

Le besoin est déjà identifié. En Occitanie, le délai d’attente pour obtenir un chien guide peut atteindre deux ans, faute de structures de proximité. Chaque parcours de formation demande entre 18 et 24 mois de travail, avec un coût moyen estimé à 30 000 euros par chien.

Ces frais couvrent notamment les soins vétérinaires, l’alimentation, les équipements, l’éducation et l’accompagnement. L’association France Défi Vision prend en charge ces dépenses afin que le chien soit remis gratuitement à une personne déficiente visuelle.

Six chiens déjà accompagnés par l’école

L’école suit actuellement six chiens. Trois sont en éducation pour devenir chiens guides : Vasco, un golden retriever, Api, un berger deutsch, et Alya, également golden retriever. Trois chiots, Bloom, Aria et Bailey, sont aussi engagés dans le parcours.

À Montpellier, un chien guide plus près des malvoyants

Les chiens passent leurs journées à l’école, puis rejoignent des familles d’accueil le soir, le week-end et pendant les vacances scolaires. Les premiers chiens actuellement en éducation doivent être remis en 2026 à des personnes qui en ont besoin pour leur vie quotidienne. Les chiots devraient, eux, être remis en 2027 une fois adultes.

France Défi Vision prévoit aussi de former des chiens d’assistance. La fonction n’est pas la même : le chien guide agit principalement dans l’espace urbain auprès de personnes aveugles ou malvoyantes, tandis que le chien d’assistance aide à domicile des personnes vivant avec d’autres formes de handicap.

Un soutien municipal et un appel aux financements

La Ville de Montpellier met à disposition le local de Port Marianne. Elle a aussi financé la pose et l’installation du grillage pour 26 000 euros, ainsi qu’une subvention de fonctionnement de 1 000 euros versée à l’association.

Pour France Défi Vision, cette aide ne suffit pas à garantir l’avenir de l’école. Thierry Jammes indique que la structure fonctionne grâce à des fonds privés et qu’elle a besoin de dons, de legs et de partenaires financiers d’entreprises pour poursuivre ses activités.

Depuis l’ouverture, les jeunes chiens sont déjà visibles en centre-ville et au Polygone. L’association y voit aussi un effet social immédiat : les Montpelliérains identifient les chiens en apprentissage, posent des questions et engagent la conversation autour du handicap visuel.

Source: En Commun – Montpellier

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Camille Martin

Camille Martin

Auteur

Camille Martin couvre les événements et la vie publique à Clermont-Ferrand, avec une attention particulière aux annonces utiles aux habitants, aux décisions locales et aux initiatives de quartier. Elle vérifie les informations auprès des sources officielles, recoupe les détails pratiques et privilégie une écriture claire pour aider les lecteurs à comprendre ce qui change près de chez eux

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