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Un salon de jardin avec table et chaises dans un environnement extérieur résidentiel.

À Sevran, le moustique tigre gagne les jardins

À Sevran, les signalements de moustiques tigres se multiplient durant l’été 2026. Des habitants de plusieurs quartiers rapportent des piqûres répétées, y compris en pleine journée, et des jardins devenus difficiles à utiliser. La réponse la plus efficace commence au domicile : chaque balcon, cour ou jardin doit être inspecté une fois par semaine pour supprimer les petites réserves d’eau.

La chaleur accélère le développement de cet insecte, désormais implanté en Seine-Saint-Denis comme dans la quasi-totalité des départements français. Selon le point d’information diffusé par la municipalité de Sevran, l’essentiel des lieux de ponte se trouve dans les propriétés privées plutôt que dans les grands espaces aquatiques.

Une tournée hebdomadaire pour supprimer l’eau stagnante

Quelques minutes suffisent pour contrôler les objets exposés à la pluie. Les habitants sont invités à répéter ces gestes chaque semaine :

  • vider les coupelles, seaux, arrosoirs et autres récipients ;
  • fermer hermétiquement les récupérateurs d’eau et les bidons ;
  • nettoyer les gouttières afin que l’eau puisse s’écouler ;
  • mettre à l’abri les jouets, brouettes, pneus et objets creux ;
  • entretenir ou couvrir les piscines et bassins inutilisés ;
  • débroussailler les endroits où l’eau peut rester piégée.

Un récipient oublié peut suffire à faire apparaître plusieurs dizaines de moustiques en quelques jours. Cette surveillance concerne aussi les petits balcons : une simple soucoupe remplie après une pluie peut devenir un lieu de reproduction.

À Sevran, le moustique tigre gagne les jardins

Des rayures blanches et une activité en pleine journée

Le moustique tigre se reconnaît à sa petite taille et à ses rayures noires et blanches. Contrairement aux moustiques communs souvent associés aux soirées, il pique également pendant la journée. Cette activité diurne explique pourquoi sa présence est particulièrement perceptible dans les jardins et les espaces extérieurs fréquentés.

Son développement ne dépend pas nécessairement d’une mare ou d’une vaste étendue d’eau. La femelle pond dans de très faibles volumes : coupelle de pot, gouttière obstruée, jouet retourné ou récupérateur mal fermé. L’accumulation de ces petits gîtes dans un même quartier entretient la prolifération.

La Ville surveille les foyers du domaine public

La municipalité de Sevran indique travailler depuis plusieurs années avec une entreprise spécialisée dans la désinsectisation. Des traitements sont réalisés régulièrement sur le domaine public.

À Sevran, le moustique tigre gagne les jardins

Lors de leurs interventions, les équipes des parcs et jardins examinent les caniveaux, avaloirs, regards, bacs et autres installations susceptibles de retenir de l’eau. Lorsqu’un foyer est repéré, il est asséché immédiatement.

La démoustication ciblée liée aux risques de dengue, de chikungunya ou de Zika relève toutefois de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France. Elle peut notamment intervenir autour de cas humains avérés. La Ville transmet aux autorités sanitaires les signalements qu’elle reçoit.

Le Code de la santé publique impose également aux propriétaires de terrains bâtis ou non bâtis de supprimer les eaux stagnantes favorisant le développement des moustiques sur leur parcelle. Les traitements publics ne peuvent donc pas remplacer l’entretien des espaces privés.

À Sevran, le moustique tigre gagne les jardins

Les signalements alimentent la surveillance sanitaire

Une présence importante de moustiques tigres peut être déclarée sur la plateforme nationale de signalement de l’Anses. Ces informations aident les autorités sanitaires à évaluer la situation locale et à décider si des mesures adaptées doivent être déclenchées.

Une photo nette de l’insecte et une identification attentive permettent d’éviter de confondre le moustique tigre avec une autre espèce. Les rayures noires et blanches ainsi que les piqûres diurnes constituent les principaux indices mentionnés par la Ville.

Fièvre après un voyage : consulter sans attendre

Les personnes revenant d’une zone où circulent activement la dengue, le chikungunya ou le virus Zika doivent rester attentives à l’apparition d’une fièvre dans les jours suivant leur retour. La consigne municipale est alors de consulter rapidement un médecin et d’éviter de nouvelles piqûres pendant cette période, afin de ne pas contribuer à une transmission locale.

Source: Ville de Sevran

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Rédaction halleofsport.fr

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