Par la rédaction de halleofsport.fr, le 28 juillet 2026.
Un exercice apparaît sur un écran tandis que l’activité cérébrale du participant lui est renvoyée sous une forme visuelle. À Rennes, l’équipe de recherche Empenn de l’Inria veut compléter ce neurofeedback par deux indices physiologiques : les mouvements de l’œil et la sudation mesurée au niveau des doigts.
Présentée le 27 juillet 2026 par Rennes Ici, l’expérimentation cherche à personnaliser les séances destinées aux personnes souffrant notamment de troubles de l’attention ou de dépression, ainsi qu’à celles qui récupèrent après un accident vasculaire cérébral. L’objectif n’est pas de proposer immédiatement un nouveau soin, mais de comprendre pourquoi certains participants ne progressent pas avec la méthode actuelle.
Le neurofeedback échoue encore pour plus d’un tiers des personnes
Le neurofeedback repose sur un apprentissage : le participant observe une représentation de son activité cérébrale et tente progressivement de la réguler. L’écran lui fournit donc un retour sur ce qui se passe pendant l’exercice, afin de l’aider à modifier son activité cérébrale au fil de l’entraînement.
Cette approche peut toutefois rester inefficace pour plus d’une personne sur trois, selon les éléments communiqués par l’équipe rennaise. Ce taux constitue le point de départ du projet : avant d’élargir l’utilisation du neurofeedback, les chercheurs veulent mieux identifier ce qui bloque l’apprentissage chez une partie des participants.
Claire Cury, chercheuse à l’Inria de l’Université de Rennes et membre de l’équipe Empenn — « cerveau » en breton — souligne que la cause de ces échecs reste mal comprise. Les scientifiques explorent notamment le rôle de la motivation et du niveau de difficulté : une tâche trop complexe peut mettre le participant en échec, tandis qu’un exercice trop simple ne lui permet pas de progresser.
L’œil et la peau deviennent des indicateurs d’attention
Pour mieux évaluer l’engagement pendant une séance, les chercheurs enregistrent l’activité oculaire et la sudation au niveau des doigts. Ces signaux physiologiques doivent les aider à déterminer si la personne reste attentive et si l’exercice correspond à son niveau, sans se limiter aux seules données cérébrales affichées à l’écran.

Julie Fournier, post-doctorante, est chargée d’analyser les informations recueillies par les différents capteurs. Le rapprochement de ces signaux doit permettre d’examiner comment l’attention évolue au cours d’un exercice et à quel moment un ajustement pourrait devenir utile.
Cette analyse numérique est présentée comme complexe. La source ne précise cependant ni le protocole détaillé, ni le nombre de participants, ni la durée de l’expérimentation. Elle ne mentionne pas non plus l’utilisation d’un système d’intelligence artificielle : il n’est donc pas possible, à ce stade, d’attribuer le traitement ou l’adaptation des données à une telle technologie.
Ce que cette adaptation pourrait changer pour les patients
À terme, les données physiologiques pourraient permettre d’ajuster les exercices pendant leur déroulement. La difficulté ou le retour visuel seraient alors adaptés à l’état d’attention du participant. Pour les personnes qui ne progressent pas avec le dispositif actuel, l’enjeu serait de proposer un entraînement mieux calibré plutôt que de leur appliquer une séance identique.
Cette perspective reste expérimentale et ne constitue pas une recommandation médicale. Claire Cury évoque de premiers résultats encourageants, mais aucune donnée chiffrée ne permet encore d’en mesurer la portée clinique ou de savoir quels profils en bénéficieraient le plus.
Le projet bénéficie du soutien de l’Agence nationale de la recherche et de l’Institut des neurosciences cliniques de Rennes. La prochaine étape confirmée consiste à exploiter les données collectées afin de tester l’adaptation des exercices en temps réel.
Source: Rennes Ici
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Cet article reprend les faits, les limites et les personnes cités dans la publication de Rennes Ici du 27 juillet 2026.
- Les noms et les fonctions de Claire Cury et Julie Fournier ont été repris de la source.
- Les capteurs décrits mesurent l’activité de l’œil et la sudation au niveau des doigts.
- La limite concernant l’inefficacité du neurofeedback pour plus d’un tiers des personnes a...
- L’absence de données sur l’échantillon, le protocole détaillé et la portée clinique est si...
- Source
- Rennes Ici
- Portée
- Rennes
- Mis à jour
- 2026-07-28 08:57
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