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Une rue étroite typique avec des passants dans une ville historique française en France.

À Dijon, un roi bleu réinvente les lieux familiers

Au Palais des Ducs et des États de Bourgogne, Dijon prend une teinte inattendue. Pour l’édition 2026 de Dijon vu par, l’artiste plasticienne Aurore-Caroline Marty installe un récit visuel autour d’un mystérieux roi bleu, figure imaginaire qui traverse les monuments, les sculptures et les places de la ville.

L’exposition ne se contente pas de montrer Dijon comme un décor. Elle transforme des repères connus en fragments de conte contemporain, entre folklore, photographie, costume et scénographie. Le visiteur entre dans une légende inventée, mais ancrée dans des lieux bien réels.

Une salle du trône installée au palais des Ducs

Présentée dans le salon Apollon du Palais des Ducs et des États de Bourgogne, l’installation prend la forme d’une salle du trône. Tapis, banquet, étendards et décors composent un espace pensé comme un décor de conte, entièrement décliné dans des nuances de bleu.

Ce choix de couleur donne son identité au personnage central. Le roi bleu n’est pas une figure historique dijonnaise, mais une invention artistique qui permet de regarder autrement les symboles de la ville. Les photographies réalisées dans différents sites dijonnais sont intégrées à la scénographie comme des vitraux, au sein d’un ensemble qui mêle image, récit et mise en scène.

Un texte de médiation accompagne le parcours. Il donne au visiteur les clés de cette mythologie construite autour d’un souverain fictif, sans détacher l’œuvre des lieux qui l’ont inspirée.

Aurore-Caroline Marty, une artiste liée à Dijon

Installée à Dijon depuis plus de vingt ans, Aurore-Caroline Marty connaît la ville de l’intérieur. Diplômée de l’École nationale supérieure d’art de Dijon, elle développe un travail nourri par l’histoire familiale, les traditions populaires et les voyages.

Pour Dijon vu par 2026, elle propose une œuvre pluridisciplinaire. L’écriture, la photographie, la vidéo, le costume et la scénographie y occupent chacun une place précise. Cette diversité de supports permet de faire exister le roi bleu comme un personnage, mais aussi comme un prétexte à recomposer la ville par l’imaginaire.

L’origine du projet remonte à une résidence artistique menée au Brésil deux ans plus tôt. En découvrant des rites et des formes de folklore local, l’artiste a imaginé un personnage qu’elle a photographié devant différents monuments. De retour à Dijon, elle a transposé cette méthode à son territoire de vie.

À Dijon, un roi bleu réinvente les lieux familiers

Des sculptures dijonnaises entrent dans la légende

Le parcours artistique fait dialoguer le roi bleu avec plusieurs repères connus des habitants. L’ours Pompon, la statue de la place Granville ou encore la Femme au vent, place Jacques-Prévert, deviennent des points d’appui pour cette fiction.

Ces lieux ne sont pas choisis comme de simples arrière-plans. Ils servent à créer des correspondances entre la ville réelle et le monde inventé par Aurore-Caroline Marty. La démarche donne une dimension familière au conte: les visiteurs peuvent reconnaître des espaces traversés au quotidien, puis les retrouver transformés par la photographie et le costume.

Cette tension entre reconnaissance et décalage fait le cœur de l’exposition. Dijon reste identifiable, mais elle apparaît déplacée vers un autre registre, plus symbolique, presque cérémoniel.

Ce que les visiteurs peuvent attendre

Le texte source situe l’exposition dans le salon Apollon du Palais des Ducs et des États de Bourgogne, à Dijon. Il précise le cadre artistique de l’édition 2026 de Dijon vu par, centrée cette année sur l’univers du roi bleu imaginé par Aurore-Caroline Marty.

Les informations communiquées ne détaillent pas les dates exactes, les horaires ni les conditions d’accès. Le contenu disponible permet toutefois d’identifier le lieu, l’artiste, le thème de l’exposition et les principaux éléments visibles: une scénographie bleue, des photographies prises dans Dijon, un récit de médiation et une installation inspirée d’une salle du trône.

Pour les visiteurs qui connaissent déjà le centre-ville, l’intérêt tient aussi à ce déplacement du regard. Le Palais des Ducs, les sculptures et les places citées ne sont plus seulement des repères patrimoniaux: ils deviennent les pièces d’un récit contemporain construit à partir de la ville elle-même.

Source: Ville de Dijon

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Claire Martel

Claire Martel

Auteur

Installée à Dijon depuis plus de dix ans, Claire suit l’actualité locale avec une attention particulière aux décisions municipales, aux transports, aux équipements de quartier et aux initiatives citoyennes. Elle privilégie les sources vérifiées, les comptes rendus publics et les témoignages d’habitants pour fournir des articles utiles, clairs et ancrés dans la vie quotidienne dijonnaise

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